Le printemps a beau s’avancer
L’argument du calendrier
Ne me convainc ni ne m’entraîne
Le ciel est gris et tourmenté
Depuis, me semble-til, des jours et des semaines
Rien ne peut renverser l’humeur
Qui me plombe de l’intérieur
Je traîne et j’entretiens un bilan détestable :
Les amis disparus, le désir créateur
Qui tarit, c’est insupportable
L’amour a perdu son pouvoir
Je broie du noir
Je me sens triste et misérable
Allons, il faut se ressaisir
Et ne pas ressasser la peur de l’avenir
Si plein qu’on soit de lassitude
J’ai honte de me plaindre ainsi
Amis n’écoutez pas ce discours rabougri
Gardez l'amour de l'aventure