Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 11:15


ALAIN SOUCHON

J'aime Alain Souchon depuis "Si tu m' crois-pas, hé
Gar'ta gueule à la récré"
un des premiers TEXTES que j'ai entendus de lui ; je n'ai pas le tempérament de FAN, je ne suis pas dans la recherche éperdue du moindre DVD , quand j'admire ;   il se peut donc que bien des perles de ce chanteur m'aient échappé  . Toutefois,  je  retiens par ci par là des "phrases" frappantes, émouvantes, au gré des apparitions de ce beau et grand garçon à la télé,  de critiques lues sur lui, de témoignages  . Cette fois je n'ai pu m'empêcher de m'offrir son dernier DVD ( j'ai , parait-il devancé le cadeau de Noël de Florence ) Tant pis, elle choisira autre chose, il y a tant de livres que je désire, sans parler des surprises qu'elle peut me faire ...

Pour ce qui est de "Ecoutez d'où ma peine vient" il a pleinement rempli mon attente, mon regret est de ne pas pouvoir l'écouter en boucle une après- midi entière- manque de temps- mais les deux ou trois fois que j'ai pu lui consacrer sont des moments précieux entre tous
Par Jeanine
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /2008 16:28
Réflexions à propos du style

    "La vérité dans l'art, c'est l'OMISSION . Si je savais omettre, je ne demanderais rien d'autre . Un homme sachant omettre transformerait en ILIADE le journal du matin "
                        Robert- Louis Stevenson


    Je trouve cette phrase très juste et très belle . Pourquoi ? Je ne saurais l'expliquer . Peut-être parce que je ressens cette impression de vide que l'art vient mystérieusement combler .La vie est une perpétuelle sensation de manque, et même au moment où on éprouve la plus évidente satisfaction, une fugitive joie qui ensoleille les heures, la fuite du temps, inexorable, nous arrache à nous-mêmes, nous étreint d'une sourde angoisse, pas toujours perceptible, mais bien présente    .
    Un écrivain, un artiste, par ce qu'il omet plus que par ce qu'il dit, traduit  cela, l''insoutenable légèreté de l'être", et son texte, son oeuvre, peut devenir incroyablement aérienne, fluide, et pleine en même temps de sens, de richesse infuse .
        Et puis OMETTRE, c'est un acte fort, qui relève de la volonté : on sait, mais on décide de ne pas dire, non pour cacher, mais au contraire pour révéler, pour montrer au lecteur qu'on l'estime, pour créer une connivence, pleine d'élégance et d'amour
    De plus, c'est un beau mot, d'une sonorité ample et sourde, et l'auteur prolonge son plaisir et le nôtre par la double répétition, et par l'enthousiaste épanouissement de sa phrase, par l'évocation de la légende homérique, qui transfigure le travail quotidien de l'artiste en une activité quasi divine .

        OMETTRE valorise par contraste ce qui est dit, ce qui est exprimé, laisse un halo de mystère autour de ce tissu de mots qui forme la trame de l'oeuvre; pourquoi, sinon, éprouverait -on le désir de revenir sur ce texte qui nous a charmé, pourquoi relirait- on ?

Par Jeanine
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 16:37



Ce ciel si doux, pâle et nacré

Ce ciel d'hiver tranquille
Le soir tombant,  s'est tout calmé
Plus une feuille ne frétille

Hier le vent était déchaîné
 Et l'univers hostile
Mon esprit recroquevillé
  Tout travail  inutile

Tout a changé en un moment
Le temps est versatile

Cette atmosphère florentine
Du mauve au gris calme mon coeur
L'esprit retrouve avec bonheur
  L'inspiration divine

Peu à peu nous nous en allons
La chose est trop certaine
Mais le soleil à l'horizon
Quand il nous gratifie de ses derniers rayons

A
rrive  à transpercer nos peines
Merveilleux aiguillon
 


Par Jeanine - Communauté : vos poèmes
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 11:29
                En ce morne jour de Décembre, Michel est parti seul en Corrèze, pour assister aux obsèques de sa cousine Adeline ( de St Clément ) morte à 95 ans . J'avoue que je n'ai pas eu le courage de l'accompagner, c'était en train, mais le temps était annoncé comme exécrable, froid , neige ...ce qui n'a pas manqué de se produire mais l'envie de retrouver une partie de sa famille n'a pas pu l'en dissuader, malgré les difficultés prévisibles ; au fond il a bien fait, ce n'était pas impossible ; et il est revenu satisfait, malgré quelques déceptions, car tout le monde s'est dispersé très rapidement, dès le cimetière, sous une pluie battante, et le contact avec la famille a été des plus réduits ... mais des contacts se sont renoués, et peut être des visites programmées, en retour ;

                    Seule à Narbonne, et un peu coupable, j'ai fini par me décider d'aller au cinéma, pour rompre le climat un peu trop funèbre de cette jounée de samedi ; bonne idée, je suis tombée sur le film de Chatilliez, qui convenait à merveille à mes intentions   ":Agathe Cléry", avec l'inénarrable Valérie Lemercier, et surtout l'esprit Chatlliez, qui ne ressemble à aucun autre, et que j'adore : une liberté goguenarde, un mépris des conventions intrépide, qui prend à rebours tout ce que l'on charrie habituellement comme préjugés, faisant fi au besoin du bon goût, et de la morale bourgeoise- sa cible préférée-, et ceci sans aucune lourdeur, à condition qu'on sache décrypter une écriture au second degré ( pour ne pas dire au troisième ou au quatrième ) ;esprit endiablé, esprit rabelaisien, ( et pourquoi ne penserait-on à l'extravagance de la scène du Mamamouchi, dans le Bourgeois gentilhomme de Molière ? ) .  on sort de là réconforté, et on a oublié sa fatigue et ses soucis ; d'un propos au comble de l'artificiel    ( les yeux bleus de Valérie Lemercier, au milieu de son visage noir!  )  il fait une fable qui invite SANS VULGARITE, à la réflexion ..je n'avais pas perdu mon temps

                   Dommage que cela se soit terminé par une panne de voiture qui m'a empêchée de rejoindre la maison sans quelques problèmes  ...en taxi ! mais tout compte fait, ce sont des incidents plutôt comiques, et sans vraie gravité : les surmonter donne "la pêche"   Vive la vie !

          Le lendemain , je vois qu'une certaine partie du public a fait la fine bouche, et ne tarit pas de critiques sur ce film " "hors normes" .  Bien entendu, cela confirme mon impression première, et je suis rétrospectivement prise de fou-rire au souvenir de quelques scènes particulièrement insolentes et bien venues (à mon sens )





Par Jeanine
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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /2008 16:57
 

Voici Décembre 2008 ! Qui l'eut cru,cet automne encore ?

        Il fait froid, le temps est gris, mais curieusement calme, nous échappons aux tempêtes qui secouent la France, un peu partout . Il y a toujours un privilège méditerranéen dans la carte météo, et nous apprécions le privilège . Soit, mais cela ne nous empêche pas de ressentir les troubles qui affectent l'ensemble de notre société, ils n'ont pas toujours rapport direct avec la météo, quoique ... "Voici l'hiver, tueur de pauvres gens" ,quel poète l'a écrit ? je ne m'en souviens plus ...
                                                                                                                                                                       C'est un fait, l'inquiétude du monde a un effet latent sur nos humeurs personnelles,mais il y a beaucoup de données qui colorent différemment les jours qui passent, je me sens capable de sentir l'évolution  avec un regain d'optimisme, quand j'ai le courage d'envisager les jours qui viennent avec un peu plus de sérénité, d'espoir pour ce que nous avons encore le pouvoir de faire  avancer  selon nos désirs

Tant on crie Noël qu'il vient !

               S'occuper de la "Convention Obsèques" , faire partir le courrier après maintes tergiversations, curieusement, c'est rassurant . Notre époque ne nous permet plus
 d'imaginer que nous quitterons la vie entourés de la famille éplorée, ( joli cliché, du reste      !)                                                    
Alors il faut bien prendre ces choses de la vie avec un peu de méthode, tant qu'on peut le faire  dans la lucidité et sans émotion paralysante, et c'est bien ; tout moment vécu  en plus semblera un cadeau, et une sorte de fête ...
         
C'est un plaisir que d'aller acheter le petit vélo rose d'Ana-Lucie pour Noël, d'acheter le dernier CD d'Alain Souchon,le dernier livre de poèmes paru de Philippe Jacottet, et de se laisser tenter par  " Le petit traité d'éducation lubrique" de la malicieuse et intrépide Lydie Salvayre (je le savoure d'avance, à la seule vue du titre )
 

Bien sûr la tante Adeline est décédée, à 95 ans, dans sa maison, en Corrèze, sans avoir subi un passage à l'hôpital, sans avoir semble-t-il trop souffert et Michel insiste lourdement pour que nous allions assister aux obsèques, malgré le temps exécrable, et les problèmes de voyage et d'hébergement, personne n'attend cela de nous dans la famille,mais les obsessions de Michel sont de plus en plus lourdes ...

Bien sûr, nous faisons tout plus lentement, plus difficilement, notre mémoire est défaillante, nous ne réussissons plus  à tout caser dans une journée pourtant trop lente à nos yeux, et il est difficile de concilier repos et loisirs actifs,
devoirs urgents et régimes de toute sorte . L'adaptation de tous les instants à nos vraies limites est soumise à des décalages perpétuels, et des appréciations divergentes, des ajustements insatisfaisants . Mais vivre, ne vaut-il pas de se résigner à celà, tout compte fait ?
Par Jeanine
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /2008 13:19

         C'est, dans ma petite ville, une des activités que je préfère .


        Une fois par mois, une rencontre totalement libre, totalement ouverte à ceux qui veulent se donner la peine de réfléchir ensemble sur un sujet proposé un mois à l'avance, sans a-priori, sans obligation de résultat, sans carte d'inscription, sans obligation d'assiduité ; on vient, ça plait, on revient, on connait seulement le sujet proposé pour la fois suivante .On peut partir discrètement sans donner d'explications, on peut revenir ou pas, personne ne vous demandera de comptes


    On peut venir pour écouter, pour se faire une idée ; personne ne vous force à intervenir, si vous vous sentez trop timide pour vous exprimer ce jour là, ou si vous n'êtes pas intéressé par le sujet, mais  personne ne vous empêchera de donner votre avis . A votre tour, évidemment car il faut quelques règles pour éviter la cacophonie, mais le petit groupe est organisépour cela ; on  respecte simplement les règles de bienséance, on accepte la liberté de pensée de chacun, on peut évidemment exprimer un point de vue totalement opposé en argumentant posément, mais pas sans vigueur ; la passion ,l'énergie, l'ironie éventuellement interviennent parfois, mais la moquerie n'est pas de mise . Tout se passe merveilleusement grâce à l'acceptation de quelque règles simples de bonne conduite, garanties par un animateur" reformulateur" qui sait permettre à chacun d'exprimer sa pensée sans accaparer le temps de parole d'une manière exagérée . Il sait demander à l'intervenantau besoin de resserrer son argumentation, pour permettre au plus grand nombre possible d'intervenir, c'est le critère d'une séance réussie

                Ainsi avec souplesse, avec bonne humeur, avec respect de tous, on finit par ne plus craindre la moquerie
et les plus timides osent prendre la parole un jour ou l'autre .

                Et il n'y a pas beaucoup de lieux, tout compte fait, où cette liberté est possible, de nos jours...


                 

 






Par Jeanine - Communauté : Ma comunauté
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /2008 12:30

            Grandes semaines de festivités à Narbonne, après les Vendanges !


            C'est la tradition . ..On entend, on voit on mesure le chemin parcouru, et cette insatisfaction chronique des


vignerons, qui laissent à regret leur récolte au hasard des marchés. La fête traditionnelle masque un peu cette


inquiétude éternelle


        Confréries, conférences,savantes, argumentées, et toujours combattantes, déploiement de couleurs et de


justes honneurs,traditions, félicitations


        Et puis on lève ensemble le verre de l'amitié, on chante, on déclame des poèmes


        La somptueuse salle des consuls est si propre à ce genre de manifestations...


Beaucoup de têtes chenues, des officiels dans la force de l'âge,et si peu de jeunes espoirs ... Ce n'est pas leur


place, ici .


        Ils veulent bien que la région vive, que leur place soit préparée, mais ils ne sont pas dans la célébration,ils


pensent qu'ils ont tout le temps de choisir un avenir ...peut-être plus prometteur que la vigne, qui sait ?

Par Jeanine
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /2008 11:38
Il y a des jours où tout fonctionne,

D'autres où tout va de travers

Il fait très sombre, c'est l'hiver

Dehors le vent secoue les branches

Je regarde le temps passer

Je n'ai envie de rien

Sinon d'un grand bol de tendresse

Il faut l'inventer

Feuilleter des photos déjà anciennes

D'heure en heure les enfants changent

Je les vois bondir et jouer

Dans le soleil et dans la neige

Près du lac de Genève

C'est si loin

Cet été c'était là tout près

Dans la piscine bleu céleste

Et leurs cris joyeux remplissaient la maison

Ils reviendront bientôt, Noël approche

Serons nous là pour les accueillir ?













Par Jeanine - Communauté : Ma comunauté
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /2008 10:27

Ce voyage studieux dans le monastère des Iles de Lérins, au large de Nice, nous l'avons accompli en groupe, pour mettre au point l'idée d'un congrès, et totalement libres de toute obligation religieuse

Nous ne pouvions pas échapper à la noblesse des lieux, à l'imprégnation incontournable des repas pris dans le réfectoire du monastère, et à la beauté de l'environnement : bois de grands pins, fort historique au bord d'une Méditerranée étincelante, solitude et silence imposé par les règles du couvent, échanges souhaités par le supérieur érudit, qui s'est  informé de nos activités universitaires, sans essayer de faire du prosélytisme

Ces trois jours ont laissé en chacun de nous des impressons durables, intenses Et pour moi l'occosion de peindre deux ou trois tableaux, le temps y était propice, et la Nature exceptionnelle ;Les croquis que j'en ai ramenés se sont traduits par des huiles, gravées durablement dans le souvenir
Par Jeanine - Communauté : Ma comunauté
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /2008 10:00
             UN pastel d'Ernest Ziller

J'ai hérité, par mon amie d'enfance Malou Ziller ( morte d'un cancer, presque en ma présence ), puis hélas de sa fille Muriel , morte quelques années après de la même maladie, d'une partie des nombreux tableaux et eaux-fortes d'Ernest Ziller, le grand- père que j'ai bien connu, et qui était principal du collège Victor Hugo, à Narbonne
Ses peintures ne me parlaient pas beaucoup, mais je pense qu'il a développé un réel talent dans le domaine del'eau-forte . Il y en avait une grande quantité, à la salle des ventes de Béziers, où nous avons été convoqués et où nous sommes allés les chercher, Michel et moi .Nous n'en avons recueilli que quelques uns, ainsisi qu'un portrait à l'huile de Malou, pas très réussi, et un joli pastel (Narbonne avec un cheval labourant les vignes, ce qui marque l'époque )
Souvenirs, souvenirs   ...
Par Jeanine
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