Vendredi 18 septembre 2009
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17:45
Séjour en clinique, après difficultés respiratoires, d'abord aux urgences, puis en cardio, après avoir écarté le soupçon d'embolie, quatre jours d'examens et de soins pour essayer de cerner les
raisons d'une fatigue persistante : finalement aux causes multiples dont la plus évidente est le vieillissement inéluctable ... on peut certes soigner, la médecine est là pour ça, mais le repos
pas toujours facile -et d'ailleurs, il ne faut pas se résigner non plus à l'inaction complète -est finalement ce qui est le plus évident remède .
La température a changé, nous sommes bien au début d'automne, et plus sous la contrainte si pénible de la canicule qui nous a tués cet été ; les journées plus fraiches sont moins pénibles à
vivre, mais il faut maintenant se méfier des variations de tmpérature, des coups de vent qui nous surprennent jusqu'à nous rendre brusquement aphones, toute communication devient difficile, et
encouragent le repli sur soi, et la solitude . cela n'induit pas, du coup, un besoin d'activités bien plus grandes, et surtout la
possibilité de les réaliser, la fatigue demeure, et il faut se forcer le plus souvent à sortir, à agir, même à lire, ou à s'intéresser par le biais de la télévision, à l'actualité, la littérature
ou la musique : heureusement certains bonheurs viennent à soi sans qu'on les ait sollicités : lettre d'amis, visites, spectacles inattendus, inespérés presque .Heureusement la
solitude n'est pas absolue et je me laisse entraîner par Michel, qui n'est pas plus bien brillant que moi, mais dont la présence est une sauvegarde indéniable
Des enfants on ne peut que déplorer l'éloignement, mais c'est la vie qui est ainsi faite, il faut se rassurer de leur activité, s'en réjouir même si elle nous pénalise, et souhaiter qu'elle ne
traduise qu'un abandon naturel au mouvement même de la vie, de leur vie forcément active et tournée vers l'avenir de leur famille montante
Par Jeanine
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Dimanche 30 août 2009
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19:07
UN DIMANCHE PLEIN DE SOLEIL, DE SOLITUDE ET DE SILENCE
PLEIN AUSSI DE PENSÉES ET DE RÊVERIES
EN FAIT, LES HEURES SONT, SI ON VEUT BIEN LES ANALYSER, CHARGÉES DE RICHESSES, QUI AFFLEURENT DA
DANS UN QUOTIDIEN SANS ÉCLAT, MAIS ESSAYONS DE FAIRE UN PETIT BILAN CONCRET : TOUJOURS MA CYSTIT
CYSTITE PRÉOCCUPANTE, QUI M'HANDICAPE PASSABLEMENT, ET L'ENVIE DE M'EN DÉBARRASSER
(ÉVIDEMMENT) EN SOIGNANT MA PHARMACOPÉE, SANS OUBLIER LES REMÈDES AUX HEURES PRESCRITES .
TOUT DE MÊME,UNE LÉGÈRE AMÉLIORATION, MAIS IL FAUT CONFIRMER PAR LES ANALYSES . BREF, PASSONS À
UN SUJET MOINS AUSTÈRE
PEU DE CONVERSATIONS AVEC MICHEL QUI S'ENFERME DANS SA SURDITE ( ? ) OU SSA VOLONTÉ DE GARDER
POUR SOI SES SOUCIS, MAIS COMME CE SONT, À PEU PRÈS LES MIENS,çA NECHANGE PAS GRAND CHOSE
À LAMARCHE LENTE DE NOTRE VIE
PEU DE PROGRAMMES INTÉRSSANTS À LA TÉLÉ, LECTURES DE MAGAZINES SANS INRÉRÊT
PASSAGE ÉCLAIR DE MADAME MAUCO MÈRE À L'HEUR DU REPAS DE MIDI : CE QUI LUI A FACILITÉ LA BRIÈVETÉ
DE LA VISITE;BON PRÉTEXTE POUR FAIRE SES POLITESSES À MOINDRES FRAIS, çA NE CHANGE PAS
DE LA VISITE DE MERCREDI PROCHAIN CHEZ LA NOTAIRE, PAS QUESTION, DEPUIS QUE J'AI INDIQUÉ
LA DATE ET L'HEURE À DOMINIQUE AVANT- HIER ;SITUATION FIGÉE, GLAçANTE, JE N'ESPÈRE RIEN
UNE CHOSE ENFIN QUI FAIT PLAISIR : FRANCIS M'INDIQUE QU'IL A L'INTENTION DE VENIR NOUS VOIR AVEC
ARLETTE À LA FIN DE LA SEMAINE PROCHAINE : CE QUI ÉCLAIRE LARGEMENT TOUTE LA JOURNÉE
ET NOUS ALLONS MANGER AU FRANCE CESOIR : OCCASION INESPÉRÉE D'ÊTRE UN PEU PLUS AVEC MICHEL,
EN TÊTE À TÊTE AGRÉABLE . DÉCIDÉMENT, IL NE FAUT PAS DÉSESPÉRER....
Par Jeanine
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Jeudi 27 août 2009
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10:55
Une idée qui m'a plu : Un concours propose d'écrire un poème en partant du vers célèbre de Baudelaire :
"J'ai longtemps habité sous de vastes portiques"
Bien entendu ce beau vers excite l'imagination, et donne envie de poursuivre ...mais comment le faire sans tomber dans le pastiche ? Essayons ...
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Hirondelle des mers, cachée sous leurs arceaux
Echappée aux embruns et aux flots maléfiques
Longtemps j'avais suivi d'incroyables bateaux
J'ai vécu plusieurs vies, jamais lassée de rêves
Et jamais assouvie de rivages lointains
Les nobles albatros qui passaient sur les gréves
Se hâtaient de quitter les médiocres humains
Je les ai enviés, j'ai chanté leurs louanges
Je me suis passionnée pour leurs vols fabuleux
Ma vie s'écartelait en de savants mélanges :
La volupté du songe et le bonheur des dieux
Je ne regrette rien dans mon humble retraite,
Ni mon destin obscur, ni mon sort peu glorieux
Car la vie m'a donné une âme de poète
Et un regard fervent sur la terre et les cieux
Par Jeanine
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Samedi 22 août 2009
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10:38
Au cinéma hier, j'ai vu ce beau et terrifiant film : "PARTIR"qui donne de la passion amoureuse une image paroxystique et tragique, évidemment le thème est banal mais l'histoire est
renouvelée par le jeu et lapersonnalité des acteurs,tous excellents : on ne peut conclure à l'invraissemblance, l'image de la passion destructrice est antique et moderne, et touche toujours
quelque chose d'enfoui en nous, malgré la banalité de nos vies( heureusement quotidiennes )
Film de Catherine Corsini, tourné à Nîmes, voir video
Par Jeanine
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Samedi 15 août 2009
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10:37
Encore l'été, par une chaleur étouffante, on peine à respirer, on se confine à l'ombre propice de la maison
Les commissions se font le soir, et encore la chaleur accumulée du jour est étouffante ,même quand on marche à l'ombre : traverser une rue est un supplice !
Sur ce, la clim des magasins produit un contraste agréable sur le moment, mais perfide : alors on reprend la toux les crachats, le mal de
gorge, et ça recommence...
Bon : je me suis payé de la littérature : j'épluche avec délectation" Le petit Nicolas", et j'espère que j'aurai le temps de le lire à Mathieu, quand il viendra ...ceci dit : L'avenir, l'avenir,
mystère ! Gloire, fortune militaire ... etc ...Le présent n'est que précautions, hantises de la chute, organisation des moments de sérénité relative, repas pris à la
terrasse du France, par les soirées où un petit vent frais rend le moment agréable .
Je lis aussi Marie Rouanet :" Tristes nouvelles de la chair ", on ne peut pas dire que c'est gai, mais j'aime cet esprit lucide et impitoyable, par la souffrance des bêtes, on mesure l'inhumanité
de nos semblables, la décadence de notre civilisation ... qu'y faire ? garder les yeux ouverts, dénoncer, c'est tout ce qui nous reste .
C'est tout ce que je tricote, comme philosophie ; Je n'ose pas écrire à mes contemporains, dans la crainte de recueillir leurs misères, forcément semblables aux nôtres, je temporise .
Voici les raisins, les vendanges, très en avance cette année, pour ause de canicule . Ce sera l'affaire de Joël Bert, qui nous fait passer de temps en temps quelques fruits et légumes de
son jardin, c'est le goût du terroir qu'on retrouve, les figues cueillies sur l'arbre de St Félix, les parents et la maison dans ses origines ...
Evidemment tout a changé, mais progressivement, nous n'avons pas eu conscience de cette évolution, il faut être presque au bout pour mesurer les
détails ... et la dificulté de faire équitablement des partages .On ne peut échapper à ces inquiétudes, au demeurant insolubles
Vivre les heures ensoleillées, les beaux instants que nous laisse la vie, et ne pas anticiper des problèmes qui de toutes façons se vivrons sans nous... Si nous pouvions laisser ce message,
ce serait le plus utile des héritages à transmettre : chacun se trouvera un jour devant ces heures qui seront pour lui les dernières ;ce serait bien, s'ils les vivaient avec détachement, sans
angoisse inutile .
Par Jeanine
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Vendredi 14 août 2009
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18:26
Bronchite d'été, la plus pénible, comment s'en débarrasser ? Toux persistante, qui me vide de toute énergie, antibiotiques, cortisonne, radio pulmonaire, sirops, stress, pas le moindre courage
, je me traîne de lit en fauteuil sans pouvoir être utile à quoi que ce soit, et ça dure !
Le moindre courant d'air dans une atmosphère caniculaire, produit des effets néfastes, la toux reprend, et rien ne peut l'arrêter, avec
tous les effets induits qui empêchent de vivre normalement, dans un corps tantôt crispé, tantôt relâché, ingouvernable, faire des courses, ou préparer les repas, discuter tant soit peu et
prendre le temps de vivre , la gorge râpeuse, la voix perdue et sifflante, la tête lourde et vide, envie de rien, sinon se terrer dans la maison ...
Tiens, j'ai trouvé ce joli poème d'André Mary, 1879-1962, qui exprime avec ses images, et son rythme naîf, un peu de ce que je ressens
Tombe la neige
Triste manège:
Moucher toussir,
Prendre élixir
Au lit gésir
Maint déplaisir
Mon mal rengrège,
Tombe la neige
Pardonnerai-je ?
Ou haÏrai-je ?
Je n'ai loisir
De rien choisir
Sur tout désir
Tombe la neige
Tout, heureusement, passe ; la toux s'atténue, le mouvement revient, le temps est plus supportable Allons, courage !
Par Jeanine
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Jeudi 13 août 2009
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09:58
L'été se coule doucement vers sa fin, la chaleur est insupportable, mais je me confine dans la maison toujours fraîche : bien sûr il vaudrait mieux faire de temps en temps quelques sorties
, quelques promenades, il faut que Michel insiste pour que je consente à bouger; même pour les courses essentielles, il faut se traîner d'un magasin à l'autre, fût-ce dans le faubourg Anatole
France ...
Pourtant Narbonne fourmille d'activités de vacances ( parait-il ! ) je ne me hasarde pas au centre-ville, impossible de se garer, les supermarchés en profitent ! Michel est plus mobile que moi,
il consent à faire quelques courses à ma place ; je me préoccupe de ma santé, les antibiotiques ont peu à peu jugulé la bronchite, mais le moindre courant d'air provoque des éternûments à
l'infini, on n'est pas sorti de l'auberge ...
Autour de nous, qui bougeons peu, les festivités de vacances se multiplient, nos anglais, dans le gîte, se baladent dans toute la région, Carcassonne a un succès jamais démenti, Collioure,
Perpignan, Béziers, l'Abbaye de Fontfroide où les plus sportifs se lancentà l'assaut de la croix qui la domine, et d'où l'on peut admirer le paysage grandiose : l'infini de la mer, mais aussi la
variété du Languedoc d'est en ouest .
Notre région se peuple de plus en plus, parait-il, mais je crains que ce soit en activités peu rentables, uniquement tournées vers
les loisirs d'été, qui sait ? ce qui peut engendrer aussi des pôles de santé, des activités culturelles capables de désengorger Paris, et sa région surpeuplée ...
Par Jeanine
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Lundi 10 août 2009
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Que de choses se passent, lourdes et pénibles, contraignantes et violentes, quand nous n'aspirons qu'à la sérénité et au repos !
Voilà les enfants dispersés, chacun a ses préoccupations, ses rancunes, ses insatisfactions, comment pourrions nous apaiser les conflits, mettre de l'ordre dans les esprits, et partir
apaisés !
Par Jeanine
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Mardi 28 juillet 2009
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09:38
Gruissan
A sept ou huit Km de Narbonne, nous avons le beau port de Gruissan . Petite ville, ou gros village, l'hiver très calme, presque mort,
l'été c'est un grouillement de population qui vient jouir des multiples charmes de cette station touristique, très bien placée entre la garrigue et la mer, pourvue de multiples aménagements pour
attirer les foules d'estivants : l'immense plage de sable fin, réputée peu dangereuse pour les enfants ( il y a tout de même quelques accidents tous les ans, la Méditerranée n'est pas aussi
innocente qu'on le dit ) le curieux village de chalets, témoignant d'une époque où les bains de mer commençaient à devenir populaires, les Narbonnais voire les Toulousains sont venus construire
de leurs propres mains ces cabanes frustes encore pour longtemps dépourvues de tout confort, mais conviviales et "exotiques" (elles provoquaient le dédain des bourgeois plus fortunés, mais toute
une population s'attachait mordicus à cette conquète récente ) . Et puis il y avait le vieux village, sa tour Barberousse perchée sur un tertre, dominant le village bâti en circulade autour de sa
petite église et donnant a l'ensemble un charme inimitable, silhouette célèbre dans tout le midi et même plus loin . Le port de pêcheurs remontant à l'antiquité, les étangs où
l'on retrouve de temps en temps de précieux vestiges archéologiques, le cimetière marin ( quelques cénotaphes gravés de noms qui gardent le mystère des marins perdus en mer et le chemin qui
conduit à la petite" chapelle des Auzils" ces oiseaux du souvenir et de la peine amère de ceux qui ont survécu, et qui ont voulu garder quelque chose d'éternel ou du moins dépassant la
courte vie de quelques enfants du village, trop tôt disparus . La gravité du lieu n'efface pas le charme ensoleillé de cette promenade traditionnelle, la montée à la chapelle permettant en même
temps de dominer un vaste panorama : la mer, au loin, les vignes, les bois de pins, les routes vers les villages proches, et la silhouette de Narbonne avec sa cathédrale blonde qui fut
archevêché,
Par Jeanine
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Dimanche 26 juillet 2009
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Il y a un peu de tout : l'arrivée en avion sur Toronto, rapidement croquée au rythme de l'avion, et
reprise en tableau à l'huile au retour, l'île de Lérins, au large de Nice, ses grands pins et son fort historique, et puis une image plus familière :re chauffeur en Roumanie, prenant un instant
de repos, assis dans l'herbe .J'ai ajouté le majestueux grand canyon américain, bien que nous ne l'ayons pas vu dans nos propres voyages. ET il ya tant de choses à ajouter, au fur et à mesure de
nos souvenirs ...
quelques tableaux quelque photos...
Par Jeanine
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