Samedi 12 décembre 2009
6
12
/12
/2009
10:45
Encore une année qui va finir, et le temps nous pousse, inévitablement vers l'ailleurs indéfinissable, vers une nouvelle année, que l'on peut rêveracceptable ou décadente, plus que nous ne
pourrons supporter ; prendre le temps comme il vient, peu de choix, le corps décidera, sans doute en premier
Il fait un temps exceptionnellement doux, ensoleillé, cette lumière est un cadeau indéniable, elle
nous soutient dans la médiocre suite des jours, dans nos activités lentes et peu valorisantes . les défaillances de la santé se conjuguent à des sursauts de vaillance, de découragement, de
risques assumés, de renoncements inévitables
Verdure et fleurs, c'est tout de même notre décor, notre emblème, notre avantage et nous le prenons sans toujours l'apprécier comme il faudrait . Il est vrai que je suis de plus en
plus sédentaire, et je n'en suis pas fière ; mais quoi, c'est un caractère dont on ne peut se défaire, il ya toujours de bonnes raisons pour le justifier
Si au moins mon appétit de lecture, de création ne diminuait pas insidieusement, ce ne serait pas si grave mais ce dépouillement de soi est facteur d'inquiétude, de solitude, et n'arrange
rien .
Sur le tard, quelques anciens stagiaires de Pech Rouge,venus du bout du monde pour la fête de Moletta, sont venus faire une visite à St Félix . le temps a passé, mais ils se souvenaient des
joyeuses fêtes d'il y a vingt ans ou plus,ils ont des enfants débordants de vie et c'était une joyeuse pagaille que nous avons maintenant quelque peine à supporter, ais Michel, aux anges a
déballé bouteilles et tranches de pâté, et m'a laissé la vaisselle ,évidemment ; C'était gai, et festif, heureusement que la visite du jardin, a abrégé la corvée, et je ne me plains pas en somme,
des évocations de la vvie débordante de l'INRA, même si je ne connais plus grand monde de nos anciennes relations, les actuels acteurs nous rappellent des souvenirs, et nous font prendre
conscience des progrès de cette stucture qui rayonne maintenant sur unebonne partie du monde, par le progrès des échanges, la facilité des voyages, les stages qui se sont multipliés . je pense
que la vie du lycée a suivi les mêmes progrès, mais je n'ai aucune envie de garder des relations avec un personnel totalement renouvelé, où je ne reconnaitrai plus personne, d'autres cercles
m'ont accaparée au cours des années, et maintenant, la dispersion est totale, les révolutions pédagogiques, je les suis d'assez loin, et elles me paraissent moins caractéristiques que l'on
voudrait nous le faire croire
Quand je passe par hasard devant le lycée, je vois le même remue ménage qu'autrefois, mais d'un oeil distancé .